La Journée mondiale de la procrastination : tout remettre au lendemain en toute sérénité

La Journée mondiale de la procrastination se célèbre chaque 25 mars.

Loin d’être une plaisanterie, cette journée inventée au début des années 2010 a pour objectif de nous faire réfléchir à notre rapport au temps, à la productivité et à la charge mentale que l’on s’impose.

L’idée est simple : remettre à demain ce qui n’est pas urgent pour ralentir le rythme, prendre conscience de nos priorités et recharger nos batteries.

Cet article complet propose une analyse approfondie des origines de cette journée, de la procrastination d’un point de vue scientifique et sociétal, et donne des conseils pour célébrer ce moment avec humour tout en gardant la tête froide.

Qu’est‑ce que la Journée mondiale de la procrastination et quand a‑t‑elle lieu ?

La Journée mondiale de la procrastination a lieu le 25 mars.

Contrairement à d’autres journées mondiales soutenues par les Nations Unies, celle‑ci n’est pas officielle.

Plusieurs sites de référence, comme le portail des cartes virtuelles Dromadaire, rappellent que ce 25 mars n’a pour but que de nous faire « réfléchir au rythme de vie effréné que le monde moderne nous impose ».

Le site lemagfemmes souligne que cette journée permet de se mettre en mode « pause » et de porter un regard critique sur notre quotidien.

Si certains articles humoristiques sur journee‑mondiale.com s’amusent à dire qu’« on a raté la journée » parce qu’on l’a… remise au lendemain, l’intention générale reste bienveillante : montrer qu’un ralentissement peut être bénéfique.

L’origine de la Journée mondiale de la procrastination

Cette journée a été imaginée en 2010 par le journaliste et chroniqueur français David d’Equainville. Il plaide pour la « slow attitude » et revendique la procrastination comme une résistance humoristique à la tyrannie du « tout, tout de suite ».

L’idée est de désacraliser un comportement souvent perçu comme un défaut et de proposer une réflexion sur notre rapport au temps.

Selon le site Toute la Franchise, d’Equainville estime que la procrastination peut être un moyen de mieux vivre dans un monde où l’hyper‑productivité est valorisée.

Le 25 mars 2010, David d’Equainville s’associe alors à l’humoriste Bruno Salomone pour populariser l’événement.

Les années suivantes, la journée est relayée par des médias et des blogs qui en reprennent l’histoire et l’esprit.

Toutefois, il n’existe pas d’instance internationale pour l’officialiser.

Pourquoi célébrer une journée de la procrastination ?

Une réponse à la tyrannie de l’urgence

Dans nos sociétés numériques, la culture de l’urgence est omniprésente : notifications permanentes, délais serrés et injonction à être toujours productif.

La Journée mondiale de la procrastination offre une respiration.

Elle rappelle que remettre certaines tâches au lendemain peut être sain lorsque l’on veut ménager sa santé mentale ou se laisser le temps de choisir la meilleure option.

Des auteurs comme François Weyergans voient dans la procrastination une forme de défense immunitaire face à une société rude et un moyen de se protéger des assauts du monde contemporain.

Des bénéfices insoupçonnés

Le site lemagfemmes nuance la vision négative de la procrastination : pour beaucoup de personnes, remettre à plus tard des tâches peu motivantes n’a pas d’incidence grave et permet même de gagner en qualité de vie.

En laissant passer un délai, certains problèmes se résolvent d’eux‑mêmes et l’on peut recharger ses batteries.

Le professeur Gregoire Lacroix rappelle d’ailleurs, non sans humour, qu’« à force de remettre à plus tard, le plus tard vient toujours trop tôt ».

Une occasion de sensibilisation

Le 25 mars est aussi devenu une opportunité pour les institutions d’aborder des sujets sérieux.

Le Curateur public du Québec profite de l’événement pour rappeler l’importance de préparer ou réviser son mandat de protection.

D’autres organismes l’utilisent pour parler de santé mentale ou de planification financière. À l’ère des réseaux sociaux, de nombreux internautes s’en emparent pour partager des memes ou des conseils, renforçant la visibilité de la journée.

La procrastination vue par la science

Un phénomène universel : statistiques et prévalence

La procrastination est loin d’être insignifiante : différentes études estiment qu’entre 20 % et 25 % des adultes sont des procrastinateurs chroniques.

En France, une enquête citée par Toute la Franchise montre que 49 % des Français consacrent au moins une heure par jour à procrastiner, dont 27 % entre une et deux heures et 22 % plus de deux heures.

Les activités les plus courantes pendant ce temps sont :

  • Jouer sur un smartphone (33 %)
  • Regarder des vidéos ou des séries (32 %)
  • Ranger ou faire du ménage (30 %)
  • Feuilleter des photos (26 %)
  • Discuter avec des amis (22 %)

Les raisons invoquées pour procrastiner sont le désir d’attendre de meilleures conditions (64 %), de réduire le stress (46 %) ou de rechercher plus de plaisir (42 %). Les conséquences incluent le fait de devoir terminer des tâches dans l’urgence (64 %), d’arriver en retard (40 %) ou de payer des pénalités (22 %).

À l’échelle mondiale, une étude suédoise de 2022 ayant suivi 3 500 étudiants a montré que la procrastination est associée à une augmentation de la dépression, de l’anxiété, du stress, des douleurs physiques, des problèmes de sommeil, du manque d’activité physique et des difficultés financières. Cette étude souligne que la procrastination est davantage une stratégie pour réguler les émotions qu’un signe de paresse.

Les atouts d’une procrastination raisonnée

Malgré ses effets négatifs, la procrastination n’est pas toujours synonyme de désorganisation.

La philosophe américaine Linda Stone parle de « procrastination active ».

Certains individus retardent volontairement certaines tâches pour stimuler leur créativité et mieux sélectionner leurs priorités. De nombreuses personnes profitent de ces moments pour élaborer des solutions nouvelles ou pour se détendre avant de se lancer.

L’article humoristique de journee‑mondiale.com évoque d’ailleurs des histoires où le retard donne accès à de nouvelles opportunités (réservations de dernière minute moins chères, idées plus intéressantes).

L’essentiel est de distinguer la procrastination chronique, qui nous met en difficulté, de la procrastination stratégique, qui nous permet d’optimiser notre énergie.

Comment célébrer la journée du 25 mars ?

Prendre du temps pour soi

La première règle le 25 mars consiste à reporter sans culpabiliser les tâches non urgentes.

Le lemagfemmes propose de « laisser la poussière s’accumuler » ou de différer une visite chez le dentiste.

Profitez‑en pour faire ce qui vous fait du bien : lire, jardiner, regarder un film, pratiquer la méditation ou la pleine conscience. Les études montrent que les pauses régulières favorisent la créativité et la mémorisation.

Organiser des activités décalées

L’humour est au cœur de cette journée. Vous pouvez organiser un concours de celui qui trouvera la meilleure excuse pour remettre une tâche au lendemain (comme le propose le site journee‑mondiale.com), partager des citations sur les réseaux sociaux ou offrir des cartes virtuelles décalées à vos proches.

Les familles peuvent s’accorder une journée de repos en se promettant de s’occuper des corvées le lendemain.

Transmettre un message de santé publique

Pour les institutions ou les associations, le 25 mars est l’occasion de sensibiliser aux questions de santé mentale et de gestion du temps. Organisez des ateliers sur la méditation, le sport ou la planification budgétaire.

Les entreprises peuvent proposer des formations sur la gestion des priorités ou encourager la déconnexion pour réduire la fatigue numérique.

Conclusion : et si on remettait à demain… avec conscience ?

La Journée mondiale de la procrastination, célébrée le 25 mars, est bien plus qu’une blague.

Elle nous invite à remettre en question notre obsession de la performance et de l’instantanéité.

Alors que 20 % des adultes sont des procrastinateurs chroniques, cette journée est l’occasion de parler santé mentale, de mettre en place des stratégies de gestion du temps et de savourer des instants de paresse assumée.

Et si, pour une fois, on ne remettait pas notre bien‑être à demain ?

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1 réflexion sur “La Journée mondiale de la procrastination : tout remettre au lendemain en toute sérénité”

  1. Je ne savais pas qu’une telle journée existait! Et j’adore le concept! Par contre, j’ai un peu de mal à comprendre comment ils peuvent donner des chiffres aussi précis! Je serais personnellement bien incapable de dire combien de temps je passe à procrastiner! La frontière est ténue entre scroller pour procrastiner et scroller pour rechercher des idées pour le travail ou entre un moment de lecture décidé et assumé et un moment de lecture pour reculer le ménage! Même si je ne sais pas quantifier, je dirais que je fais partie de celles et ceux qui procrastinent intelligemment pour ne pas crouler sous le travail au quotidien! 😉

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