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Vous êtes peut-être discipliné.
Vous faites des efforts.
Vous avancez.
Vous tenez.
Vous essayez de rester régulier.
Et pourtant, il y a toujours un endroit où ça coince.
C’est ça qui est frustrant.
Parce qu’au fond, vous ne pouvez pas dire que vous ne faites rien.
Et malgré ça, il y a des blocages qui reviennent.
Toujours un peu au même endroit.
Toujours sous une forme ou une autre.
C’est précisément pour ça que j’ai eu envie de vous parler de la dépolarisation.
J’ai découvert cette approche à travers le livre Préparation mentale gagnante de Pierre David :
https://www.fnac.com/a17463360/Pierre-David-Preparation-mentale-gagnante
Et je trouve que cette méthode met le doigt sur quelque chose de très juste : parfois, le problème n’est pas que vous manquez de discipline.
Le problème, c’est que vous êtes intérieurement coupé en deux.
J’ai du reste déjà interviewé Pierre David à ce sujet : Surmontez la Peur de l’Échec avec Pierre David et l’Académie de la Haute Performance 🥊🌟
Et voici l’article concordant : Surmontez la Peur de l’Échec avec Pierre David et l’Académie de la Haute Performance
Table of Contents
ToggleEn bref
- La discipline ne suffit pas toujours à débloquer un problème profond.
- Certains blocages viennent d’une polarisation intérieure.
- Vous rejetez chez les autres un trait de caractère que vous possédez aussi mais que vous refusez en vous.
- Ce trait refoulé est parfois précisément celui qu’il vous faudrait récupérer pour avancer.
- La dépolarisation peut aider à retrouver plus d’unité, plus de souplesse et plus de puissance intérieure.
Pour aller plus loin, vous pouvez recevoir gratuitement mon Guide [Anti-Procrastination] ici :
Qu’est-ce que la dépolarisation ?

C’est le fait de ne plus rester enfermé dans un seul rôle : toujours humble, gentil, discret ou irréprochable.
Parfois, ce que vous rejetez chez les autres indique une capacité que vous avez aussi mise de côté : puissance, fermeté, visibilité, capacité à vendre ou à prendre votre place.
L’idée n’est pas de devenir l’inverse de vous-même.
L’idée est de récupérer la version saine de ce que vous aviez rendu “interdit”.
À lire dans l’article : Dépolarisation : la méthode qui débloque ce que la discipline n’arrive pas à débloquer.
La dépolarisation, c’est une manière de comprendre pourquoi on se bloque soi-même sans forcément s’en rendre compte.
L’idée de base est simple : on veut tellement être d’une certaine manière qu’on rejette l’autre pôle.
Par exemple, on veut être humble, gentil, respectueux, discret, intègre, doux, compréhensif.
Très bien.
Le problème, c’est que parfois, à force de vouloir être uniquement cela, on finit par refouler tout ce qui nous semblerait opposé : l’affirmation, la puissance, l’ambition visible, la confrontation, la capacité à vendre, à prendre sa place, à déranger un peu.
Et ensuite, on s’étonne d’être bloqué.
Mais en réalité, on s’est amputé soi-même d’une partie de notre énergie.
C’est ça que je trouve fort dans cette approche inspirée de celle du Docteur Demartini.
Elle permet de comprendre que certains blocages ne viennent pas d’un manque de travail sur soi, mais d’une identité devenue trop étroite.
Si vous voulez creuser l’inspiration derrière cette approche :
Pourquoi la discipline ne suffit pas toujours ?
On parle souvent de discipline comme si c’était la solution à tout.
Travaillez plus. Tenez votre routine. Forcez-vous. Soyez rigoureux. Arrêtez de réfléchir. Passez à l’action.
Je comprends l’idée. Et je ne suis pas contre la discipline. Elle a sa place.
Mais il faut voir ses limites.
Parce que si intérieurement vous êtes en conflit avec une partie de vous-même, vous pouvez très bien être discipliné… et rester bloqué quand même.
Vous pouvez avancer dans un projet, dans vos études, dans votre travail, dans votre activité, dans une pratique artistique ou sportive… tout en ne vous sentant pas bien sur le chemin.
Et ça, c’est important.
Parce qu’à ce moment-là, le problème n’est plus seulement : “Est-ce que je passe à l’action ?”
Le problème devient : “Dans quel état intérieur je passe à l’action ?”
Vous pouvez persévérer tout en étant mal.
Vous pouvez agir tout en étant tendu.
Vous pouvez réussir certaines choses tout en sentant qu’il y a un verrou plus profond.
C’est là que la dépolarisation devient intéressante.
D’ailleurs, les recherches récentes sur la procrastination vont aussi dans le sens d’une réalité plus complexe que le simple manque de volonté.
Si vous aimez appuyer le fond avec des sources, vous pouvez regarder cette publication relayée par EurekAlert sur les différents types de procrastination :
https://www.eurekalert.org/news-releases/1049607
Et si vous voulez commencer par identifier votre propre fonctionnement, vous pouvez faire mon test ici :

Comment la polarisation crée des schémas répétitifs

Quand vous voulez être seulement d’une certaine manière — humble, gentil, discret, irréprochable — vous pouvez finir par rejeter une partie de vous qui pourrait pourtant vous aider.
Par exemple :
vous voulez rester humble, donc vous rejetez votre puissance.
Vous vous coupez alors d’une ressource utile : affirmation, clarté, prise de place.
Et le même blocage revient.
La dépolarisation permet de regarder ce mécanisme autrement : non pas pour devenir l’inverse de vous-même, mais pour récupérer une capacité saine que vous aviez rendue interdite.
À lire dans l’article : Dépolarisation : la méthode qui débloque ce que la discipline n’arrive pas à débloquer.
Le mécanisme est souvent plus subtil qu’on le croit.
Je vais prendre des exemples très concrets.
Vous voulez être une bonne personne.
Donc vous refoulez l’agressivité saine.
Vous voulez être humble.
Donc vous refoulez l’ambition visible.
Vous voulez être éthique.
Donc vous refoulez la capacité à vendre.
Vous voulez être doux.
Donc vous refoulez la fermeté.
Vous voulez être généreux.
Donc vous refoulez le fait de penser à vous.
Et ensuite, dans la vraie vie, ça crée des problèmes.
Vous n’osez pas poser vos limites.
Vous n’osez pas annoncer un prix.
Vous n’osez pas dire non.
Vous n’osez pas prendre votre place.
Vous n’osez pas être très clair.
Vous n’osez pas être très décidé.
Pourquoi ?
Parce qu’une part de vous associe encore cela à quelque chose de négatif.
Et souvent, ce que vous jugez le plus chez les autres vous donne une piste énorme.
Quelqu’un vous agace parce qu’il est trop visible ?
Peut-être que vous refusez votre propre visibilité.
Quelqu’un vous agace parce qu’il vend trop ?
Peut-être que vous refusez encore pleinement d’assumer votre valeur.
Quelqu’un vous agace parce qu’il est trop sûr de lui ?
Peut-être qu’une part de vous n’ose toujours pas prendre cette place-là.
Je ne dis pas que tout ce que vous jugez chez les autres est admirable. Je dis que votre jugement peut vous renseigner sur une polarisation intérieure.
Et ça, quand on le voit, ça change beaucoup de choses.
Comment faire un premier exercice de dépolarisation

Dans la dépolarisation, ce que vous critiquez fortement chez les autres peut parfois révéler une partie de vous-même que vous avez mise à distance.
Arrogant ? Trop vendeur ? Trop dur ? Trop visible ?
L’objectif n’est pas de vous culpabiliser, mais d’observer ce qui vous touche particulièrement.
Ce trait peut contenir une capacité utile que vous avez rendue “interdite” : prendre votre place, poser un cadre, assumer votre valeur ou devenir plus visible.
À lire dans l’article : Dépolarisation : la méthode qui débloque ce que la discipline n’arrive pas à débloquer.
Je vous propose ici une version simple.
1. Repérez le trait de caractère que vous jugez le plus
Choisissez un trait précis.
Par exemple :
- orgueilleux
- arrogant
- vendeur
- trop visible
- trop effacé
- trop gentil
- trop dur
- trop centré sur lui-même
2. Demandez-vous ce que vous jugez exactement
Ne restez pas dans le flou.
Ce n’est pas : “je n’aime pas cette personne”.
C’est : “je juge son côté vendeur”, “je juge sa dureté”, “je juge son ego visible”.
3. Cherchez où ce trait existe déjà chez vous
C’est là que l’exercice devient intéressant.
Dans quelles situations, vous aussi, vous exprimez ce trait ? Même légèrement. Même maladroitement. Même rarement.
4. Notez les avantages de ce trait
Qu’est-ce qu’il permet ?
Par exemple :
- se faire respecter
- mieux vendre
- prendre sa place
- être entendu
- poser un cadre
- assumer sa valeur
- agir plus vite
5. Notez aussi les inconvénients
Parce que l’idée n’est pas d’idéaliser le trait.
Tout a ses avantages et ses limites.
6. Demandez-vous ce que vous gagneriez à récupérer la version saine de ce trait
Pas la caricature.
Pas l’excès.
La version mature.
C’est souvent là que quelque chose se débloque.
À retenir
Dépolariser, ce n’est pas devenir n’importe qui.
C’est récupérer une capacité que vous aviez rendue interdite.
Mon exemple personnel avec la vente
Je vais vous donner un exemple très concret, parce que je trouve que c’est comme ça qu’on comprend vraiment.
Un des traits que je jugeais le plus, c’était la vente abusive.
Les grandes promesses.
Le flou.
Le fait de ne pas tout dire.
Le mensonge par omission.
Le côté : on vous vend du rêve, mais on ne vous parle pas vraiment du prix réel à payer, des efforts, des conditions, de ce qu’il faudra vraiment mettre en œuvre.
Ça, je déteste.
Et en même temps, en travaillant là-dessus, j’ai vu quelque chose d’important.
Ce que je rejetais, ce n’était pas seulement la manipulation.
Je rejetais aussi, en partie, l’acte même de vendre.
Or, proposer sa valeur n’est pas manipuler.
Dire clairement ce que l’on propose, ce n’est pas trahir son éthique.
Inviter quelqu’un à travailler avec soi, ce n’est pas forcément être lourd ou abusif.
Et là, j’ai vu qu’il y avait chez moi une polarisation.
Je voulais tellement rester du bon côté de l’éthique que je risquais de diaboliser un outil pourtant nécessaire : la capacité à assumer la valeur de ce que je propose.
Ça, c’est un vrai sujet pour beaucoup de personnes sensibles.
Elles veulent être justes. Et elles ont raison.
Mais parfois, à force de vouloir être irréprochables, elles deviennent invisibles.
J’ai du reste interviewé Marianne Dellier à ce sujet :
Et voici un article long à ce sujet sur la vente éthique.
Ce que la dépolarisation peut changer concrètement
Quand ce travail est bien fait, il peut vous aider à :
- moins vous censurer inutilement ;
- mieux comprendre vos schémas répétitifs ;
- récupérer de l’affirmation sans perdre votre humanité ;
- avancer avec moins de tension intérieure ;
- sortir de certaines oppositions stériles ;
- arrêter de croire que vous devez choisir entre être une bonne personne et être puissant.
Et ça, ce n’est pas rien.
Parce qu’au fond, beaucoup de gens restent bloqués là.
Ils croient qu’ils doivent choisir :
- entre douceur et fermeté,
- entre humilité et ambition,
- entre éthique et visibilité,
- entre profondeur et efficacité,
- entre bienveillance et cadre.
Alors qu’en réalité, l’enjeu, c’est souvent d’intégrer les deux.
C’est aussi pour ça que mon approche du passage à l’action ne repose pas uniquement sur des techniques.
Je travaille avec une logique corps, émotions, esprit.
J’ai accompagné plus de 130 personnes, et je vois régulièrement que certains blocages ne cèdent pas à plus de pression, mais à plus de lucidité et de cohérence intérieure.
Erreurs fréquentes avec cette approche
Croire que dépolariser veut dire tout justifier
Non.
Ce n’est pas parce qu’on comprend un trait qu’on doit tout accepter ou tout banaliser.
On peut récupérer la force sans récupérer la brutalité.
On peut récupérer l’affirmation sans récupérer l’écrasement.
On peut récupérer la vente sans récupérer la manipulation.
Vouloir faire l’exercice trop vite
Il faut être honnête.
Si vous répondez trop vite pour vous rassurer, vous ratez le cœur du travail.
Chercher à devenir l’inverse de soi
L’objectif n’est pas de basculer d’un extrême à l’autre.
L’objectif, c’est de devenir plus entier.
Croire que cette méthode remplace tout
Non plus.
Parfois, il y a aussi de la fatigue, de la surcharge, une mauvaise régulation émotionnelle, un contexte de vie lourd, ou des enjeux plus profonds qui demandent un autre accompagnement.
Les 3 questions à vous poser dès aujourd’hui
- Quel trait de caractère je juge le plus fortement chez quelqu’un en ce moment ?
- Dans quelles situations est-ce que moi aussi j’exprime ce trait, même discrètement ?
- Si je récupérais la version saine de ce trait, qu’est-ce que cela débloquerait concrètement dans ma vie cette semaine ?
Prenez ces questions au sérieux.
Pas pour faire joli.
Pas pour “faire un exercice de développement personnel”.
Mais pour observer ce qui se passe vraiment en vous.
Checklist simple pour commencer
- Identifiez un trait que vous rejetez fortement.
- Nommez ce que vous jugez exactement.
- Cherchez où ce trait existe déjà chez vous.
- Listez ses avantages.
- Listez ses inconvénients.
- Cherchez la version saine de ce trait.
- Posez une petite action concrète dans la semaine.
- Observez ce que cela débloque.
Plan 7 jours
Jour 1
Choisissez le trait qui vous irrite le plus.
Jour 2
Notez 10 situations où vous l’exprimez déjà, même à petite dose.
Jour 3
Écrivez 5 avantages de ce trait.
Jour 4
Écrivez 5 inconvénients.
Jour 5
Demandez-vous quelle version mature de ce trait vous serait utile.
Jour 6
Posez une action concrète qui incarne cette version mature.
Jour 7
Faites le bilan : plus de paix ? plus d’énergie ? plus de clarté ? plus de mouvement ?
FAQ
Je ne la présenterais pas comme une méthode scientifique standardisée au sens strict. En revanche, elle peut être une grille de lecture très utile pour comprendre certains blocages intérieurs.
Oui, bien sûr. Mais elle ne suffit pas toujours. C’est précisément le sujet ici.
Oui, surtout si vous sentez que vous tournez en rond malgré vos efforts. Dans ce cas, regardez aussi mon test sur les types de procrastination :
https://www.coach-anti-procrastination.com/test-votre-type-de-procrastination-selon-letat-actuel-de-la-science/
J’ai écrit un article dédié ici :
https://www.coach-anti-procrastination.com/le-docteur-john-demartini/
Vous pouvez le retrouver ici :
https://www.fnac.com/a17463360/Pierre-David-Preparation-mentale-gagnante
Dans ce cas, un accompagnement peut vous aider à clarifier ce qui bloque vraiment et à remettre du mouvement là où vous vous épuisez seul.
Conclusion
Je pense qu’il y a quelque chose de très libérant dans cette approche.
Pas parce qu’elle donnerait une explication magique à tout.
Pas parce qu’elle remplacerait tout le reste.
Mais parce qu’elle permet parfois de voir enfin où l’on se coupe soi-même de sa propre force.
Et tant qu’on ne voit pas ça, on peut continuer longtemps à se dire qu’il faut juste faire plus d’efforts.
Alors que parfois, ce n’est pas plus d’efforts qu’il faut.
C’est plus d’unité intérieure.
Si vous voulez aller plus loin : vous pouvez commencer par télécharger mon Guide Anti-Procrastination ici :
Et si vous sentez qu’il y a un vrai blocage de fond, que ça revient toujours au même endroit, et que vous avez besoin d’un cadre pour remettre du mouvement dans votre vie : vous pouvez aussi découvrir mon accompagnement ici :
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6 réflexions sur “Dépolarisation : la méthode qui débloque ce que la discipline n’arrive pas à débloquer”
J’ai beaucoup aimé cette réflexion sur la dépolarisation et la discipline, car on oublie souvent que derrière la procrastination se cachent aussi des blocages émotionnels profonds. Préparation mentale gagnante me tente bien ! Article très intéressant Xavier ! 😃
Merci Cindy. je suis et reste à votre disposition.
Xavier, vous avez raison : parfois, ce n’est pas la discipline qui manque, mais l’unité intérieure. J’ai particulièrement apprécié votre transparence sur votre propre rapport à la vente — c’est un sujet qui touche beaucoup d’accompagnants et de solopreneurs sensibles. Cette tension entre éthique et affirmation de sa valeur, je la connais bien dans mon activité d’accompagnement du deuil animalier.
Votre approche résonne avec ma propre pratique : on ne débloque pas toujours en forçant, mais en faisant de la place à ce qui était refoulé.
Merci pour cette ouverture et ces pistes de réflexion !
Je vous en prie Pamela.
Planète alignée – je viens de voir en 1 seule image ce que je n’arrivais pas à verbaliser depuis quelques temps.
A la fois être humble et puissant, discret et visible, gentil et ferme, éthique et vendeur.
En 8 adjectifs, tout est résumé et cela fait un bien fou !
C’est une sorte d’exercice yin/yang assez périlleux que de développer les 2 aspects d’une même « pièce ».
C’est quasi de l’équilibrisme en fait.
Merci pour l’exercice pratique de 7 jours pour « travailler le sujet » – à mon rythme.
Parce qu’identifier et mettre un nom sur une difficulté, c’est déjà 50 % de sa résolution.
Merci pour ce partage !
Merci François. Heureux que vous ayez apprécié la méthode.