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Hello, c’est Xavier, Coach [Anti-Procrastination].
Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler de quelque chose de très simple à voir une fois qu’on l’a compris… mais que la plupart des gens ne voient presque jamais.
On nous apprend à parler.
À argumenter. À choisir les bons mots. À nous exprimer “correctement”.
Mais on nous apprend très peu à voir ce que notre corps, notre voix, notre regard, notre posture, notre niveau de tension, communiquent déjà aux autres.
Et pourtant, ça change énormément de choses.
Parce que parfois, vous faites tout “comme il faut”.
Vous êtes là. Vous essayez. Vous parlez bien. Vous voulez bien faire. Et malgré tout, la connexion ne se crée pas. L’autre se ferme. La conversation retombe. Une opportunité s’éloigne. Un échange devient froid sans raison claire.
Pendant longtemps, on croit que le problème est dans les mots.
On se dit : “Je n’ai pas trouvé la bonne formule.”
“Je n’ai pas été assez convaincant.”
“Je n’ai pas su me vendre.”
“Je n’ai pas été assez à l’aise.”
Mais parfois, le problème n’est pas d’abord dans ce que vous dites. Il est dans ce que vous dégagez.
Et ce que vous dégagez, ce n’est pas seulement une question d’image.
C’est souvent l’expression très concrète de votre état intérieur : fatigue, doute, anxiété, fermeture, méfiance, tension, surcharge, repli.
Autrement dit : votre blocage intérieur ne reste pas à l’intérieur.
Il se communique.
Si vous voulez avancer sans vous disperser, vous pouvez déjà récupérer gratuitement la Lettre [Anti-Procrastination] ici :
Table of Contents
ToggleLe problème, ce n’est pas seulement ce que vous dites

On a beaucoup popularisé l’idée selon laquelle les mots compteraient très peu dans la communication.
Vous avez peut-être déjà entendu le fameux 7 % pour les mots, 38 % pour la voix, 55 % pour le visuel.
Alors, soyons rigoureux.
Les travaux d’Albert Mehrabian sont réels, mais ils ont été énormément simplifiés, puis déformés.
Ses études de 1967 ne disent pas que toute communication humaine fonctionne selon une règle universelle 7/38/55.
Elles portent sur la manière dont on perçoit des attitudes ou des émotions, surtout quand il y a incohérence entre ce qui est dit et ce que le ton ou le visage expriment.
Source scientifique complète : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/6046577/
Donc non, on ne peut pas dire sérieusement que les mots ne servent presque à rien.
En revanche, on peut dire quelque chose de très important : quand vos mots disent une chose mais que votre corps ou votre voix racontent autre chose, l’autre le sent.
C’est là que ça devient passionnant.
Vous pouvez dire “je vais bien” avec une voix éteinte.
Vous pouvez dire “je suis motivé” avec un corps fermé.
Vous pouvez dire “je suis ouvert à la discussion” tout en étant intérieurement crispé.
Et l’autre, même sans savoir l’expliquer, reçoit quelque chose.
Souvent, il ne se dit pas : “Cette personne a probablement une tension musculaire défensive liée à un état de surcharge.”
Non. Il ressent juste que quelque chose ne passe pas complètement. Que ce n’est pas fluide. Pas simple. Pas pleinement rassurant. Pas pleinement congruent.
Et c’est très souvent là que les relations se compliquent.
Votre état intérieur passe dans votre voix, votre posture, votre présence

Si vous êtes comme beaucoup de personnes que j’accompagne, vous avez peut-être déjà vécu ça.
Vous vous présentez à un rendez-vous important.
Vous avez préparé ce que vous alliez dire.
Vous connaissez votre sujet.
Sur le papier, tout est bon.
Mais intérieurement, vous êtes épuisé. Ou tendu. Ou encombré. Ou déjà en train de vous juger.
Et ce que vous pensiez être invisible… ne l’est pas tant que ça.
Votre respiration change.
Votre débit change.
Votre regard change.
Votre manière d’occuper l’espace change.
Votre niveau de sécurité intérieure change.
Et ça, ça se perçoit.
Pas parfaitement. Pas magiquement. Pas comme si les autres lisaient dans votre tête. Mais suffisamment pour influencer la qualité d’une interaction.
C’est aussi pour ça qu’il y a des moments où, objectivement, vous ne changez presque rien à vos mots… et pourtant le résultat n’a rien à voir.
Un jour, vous êtes lourd, fatigué, contracté, dans le doute : l’échange se fige.
Un autre jour, vous êtes plus posé, plus ancré, plus disponible : tout circule mieux.
Les mots sont presque les mêmes.
Mais pas l’état.
Pourquoi les autres captent votre état sans que vous le disiez

Il existe plusieurs champs de recherche qui éclairent cela.
Le premier, c’est celui de la contagion émotionnelle.
En psychologie, on décrit depuis longtemps la tendance qu’ont les êtres humains à se synchroniser partiellement entre eux : expressions faciales, posture, rythme, ton de voix, tension, humeur.
L’idée générale est simple : les émotions circulent aussi par mimétisme et ajustement automatique.
Source scientifique complète : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/34335425/
Autre revue utile : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/30844340/
Le deuxième champ, très connu, est celui des neurones miroirs.
En 1992, l’équipe de Giacomo Rizzolatti et collègues a publié une étude marquante montrant que, chez le macaque, certains neurones s’activaient à la fois quand l’animal faisait une action et quand il voyait cette action réalisée.
Source scientifique complète : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/1301372/
Alors attention là aussi : il ne faut pas transformer ça en slogan simpliste du type “vos neurones miroirs expliquent tout”.
Ce serait excessif. Mais cette recherche a contribué à mieux comprendre à quel point notre cerveau social est fait pour capter, simuler, anticiper, ressentir, s’ajuster.
En clair : vous n’êtes pas un être isolé qui envoie des mots dans le vide. Vous êtes un être vivant en interaction avec d’autres êtres vivants.
Votre état compte.
Et quand vous allez mal, que vous êtes replié, fermé, tendu ou en auto-protection, cela entre souvent dans l’espace relationnel avant même votre premier argument.
C’est là que le blocage devient une boucle

Et là, on arrive à quelque chose de très fort.
Quand vous êtes dans un blocage chronique — procrastination, peur de l’échec, fatigue mentale, surcharge, évitement, perte de confiance — ce blocage ne reste pas seulement dans votre tête.
Il se projette un peu dans votre manière d’être là.
Les autres le perçoivent plus ou moins.
Et à partir de là, leurs réactions changent elles aussi.
Ils vous laissent moins de place.
Ils sont un peu plus prudents.
Ils se ferment un peu.
Ils ont un peu moins d’attentes positives.
Ils vous renvoient moins d’élan, moins de chaleur, moins de confiance.
Et vous, qu’est-ce que vous faites avec ça ?
Vous l’interprétez souvent comme une confirmation.
“Je le savais.”
“Je suis mal perçu.”
“Je ne suis pas à la hauteur.”
“Je ne suis pas légitime.”
“Les gens sont fermés.”
Et la boucle se renforce.
C’est exactement pour cela que j’aime parler ici de l’effet Golem.
Dans la littérature, on appelle ainsi une forme d’effet d’attentes négatives : quand les attentes baissent, les performances ou les comportements peuvent se dégrader à leur tour.
Le sujet est moins étudié que l’effet Pygmalion, mais il existe bien comme mécanisme théorique et empirique dans la recherche sur les prophéties autoréalisatrices.
Source scientifique complète : https://www.frontiersin.org/journals/psychology/articles/10.3389/fpsyg.2018.01581/full
Autre mention utile : https://www.frontiersin.org/journals/psychology/articles/10.3389/fpsyg.2015.01344/full
Ce qui est terrible, c’est que cette boucle donne l’impression d’être “la réalité”.
Alors qu’en fait, c’est souvent une co-construction entre votre état, le signal que vous émettez, la façon dont les autres le reçoivent, et ce qu’ils vous renvoient.
Ce que je veux nuancer ici, parce que c’est très important
Je ne suis pas en train de vous dire que tout dépend de votre attitude.
Je ne suis pas en train de vous dire que si les choses se passent mal, c’est forcément parce que vous “dégagez quelque chose de négatif”.
Et je ne suis surtout pas en train de vous vendre une pensée magique où il suffirait de “vibrer mieux” pour que tout s’aligne.
Non.
Il y a des environnements réellement toxiques.
Il y a des gens violents.
Il y a des contextes qui usent même quand on fait de son mieux.
Il y a des moments où il faut se protéger, prendre de la distance, poser ses limites, s’affirmer, voire partir.
Cette nuance est essentielle.
Mais l’inverse est vrai aussi.
Ce n’est pas parce que tout ne dépend pas de vous que vous n’avez aucun pouvoir.
Vous avez un pouvoir réel, concret, neurologique, relationnel : celui de travailler votre état intérieur pour changer progressivement ce que vous émettez, et donc une partie de ce que vous recevez.
C’est exactement pour cela qu’un travail sérieux sur la procrastination ne peut pas être seulement un travail d’agenda, de to-do list ou de gestion du temps.
La procrastination, très souvent, parle aussi d’émotions, de fatigue, de surcharge, de peur, de rapport à soi, de régulation intérieure.
C’est aussi ce qui rend utile une approche corps, émotions, esprit, au lieu d’une approche purement mentale.
Cette logique rejoint ma démarche et ma formation auprès du Dr Richard Meyer (EEPSSA).
Alors concrètement, qu’est-ce qu’on fait avec ça ?

D’abord, on commence à observer.
Pas pour se juger.
Pas pour se surveiller maladivement.
Pas pour jouer un rôle.
Juste pour s’informer.
Demandez-vous :
Quand je parle à certaines personnes, est-ce que je rentre les épaules ?
Est-ce que ma voix monte ?
Est-ce que je parle trop vite ?
Est-ce que je me rétracte ?
Est-ce que je m’excuse d’exister sans m’en rendre compte ?
Est-ce que je veux convaincre alors que je suis déjà intérieurement contracté ?
Ensuite, avant une interaction importante, prenez votre état intérieur au sérieux.
Pas dans le sens “je dois avoir l’air fort”.
Dans le sens : “dans quel état est mon système nerveux, là, maintenant ?”
Vous pouvez prendre deux minutes.
Respirer plus lentement.
Relâcher un peu le visage.
Revenir dans le sol.
Ne pas arriver déjà en guerre.
Ça paraît simple. Et ça l’est.
Mais simple ne veut pas dire superficiel.
Enfin, si vous traversez une période de blocage plus profond, ne sous-estimez pas son impact relationnel.
Travailler sur vous, ce n’est pas seulement devenir plus efficace.
C’est aussi devenir plus disponible, plus lisible, plus cohérent, plus présent pour les autres.
Et ça, ça change la vie.
Si vous voulez aller plus loin : vous pouvez aussi faire le test gratuit pour découvrir votre type de procrastination :
Ce qu’il faut retenir

Votre corps communique déjà.
Il communique votre niveau de détente ou de tension.
Votre niveau de sécurité ou de fermeture.
Votre confiance ou votre repli.
Votre disponibilité ou votre surcharge.
Et quand vous restez bloqué intérieurement, cela finit souvent par toucher vos relations, vos opportunités, votre manière d’être perçu, et parfois même la manière dont les autres se comportent avec vous.
La bonne nouvelle, c’est qu’on peut travailler là-dessus.
Pas en se fabriquant une façade.
Pas en récitant des scripts.
Pas en se racontant des histoires.
Mais en devenant progressivement plus congruent, plus régulé, plus habité.
C’est souvent là que quelque chose recommence à circuler.
Et si vous sentez que cela résonne avec ce que vous vivez en ce moment — procrastination, fatigue, isolement, surcharge, difficulté à passer à l’action :
Merci de votre lecture, présence et soutien.
Je suis à votre service !
FAQ
Parce qu’une partie de votre état passe par des signaux non verbaux et vocaux : posture, regard, tension, respiration, ton, rythme. Les recherches sur la contagion émotionnelle montrent que les humains se synchronisent partiellement entre eux.
Sources : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/34335425/
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/30844340/
Elle est basée sur de vrais travaux, mais elle est très souvent mal utilisée. Elle ne décrit pas toute communication humaine. Elle concerne surtout la perception des sentiments et attitudes quand il y a incohérence entre les mots et le non-verbal.
Source : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/6046577/
Ils ne “prouvent” pas tout à eux seuls, mais ils ont ouvert un champ important sur la manière dont le cerveau perçoit et simule les actions d’autrui.
Source : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/1301372/
La procrastination s’accompagne souvent de doute, fatigue, évitement, surcharge et auto-dévalorisation. Cet état peut ensuite teinter votre manière d’entrer en relation.
Observer votre état, ralentir légèrement, respirer, relâcher le corps, revenir à une intention simple et éviter d’entrer dans l’échange déjà contracté.
Alors il faut aussi vous protéger. Tout ne dépend pas de vous. Il y a des contextes où poser des limites, prendre de la distance ou changer de cadre est nécessaire.

