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Le stress n’est pas toujours “le problème”.
Souvent, le vrai sujet, c’est notre manière de lui répondre.
- Il y a le stress qu’on ne choisit pas.
- Celui qu’on entretient sans le vouloir.
- Et celui qu’on finit parfois par transmettre autour de nous.
La bonne nouvelle, c’est qu’on peut apprendre à mieux les distinguer pour redevenir plus lucide, plus calme et plus juste dans ses réactions.
L’idée n’est pas de devenir froid ou parfait.
L’idée est de retrouver du pouvoir de décision.
C’est exactement ce que permet une approche de régulation simple, incarnée, et orientée passage à l’action.
En bref
- Tous les stress ne se gèrent pas de la même façon.
- Le premier réflexe du corps est souvent automatique : lutte, fuite ou figement.
- La détente aide à créer un pas de côté avant de réagir.
- Une part du stress vient de nos exigences, de notre impatience ou de notre auto-pression.
- Une autre part peut être transmise aux autres par le ton, les remarques ou la tension relationnelle.
- Mieux gérer le stress, c’est mieux se réguler avant d’agir.
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Table of Contents
ToggleQu’est-ce que les 3 types de stress ?

On peut distinguer le stress inévitable, le stress qu’on s’ajoute soi-même, et le stress qu’on finit par communiquer autour de soi.
Faire cette différence aide à choisir une réponse plus juste, au lieu de rester en réaction automatique.
Le premier type, c’est le stress inévitable. Une mauvaise nouvelle. Une baisse de revenus. Un imprévu. Une chaleur écrasante. Un conflit qui tombe mal. Bref, la vie qui n’obéit pas à notre planning.
Le deuxième, c’est le stress auto-infligé. Celui qu’on fabrique avec l’impatience, le perfectionnisme, la surcharge, le fait d’en vouloir trop, trop vite, tout le temps. On ne crée pas forcément l’événement, mais on peut empirer son impact intérieur.
Le troisième, c’est le stress transmis. Quand nous sommes déjà tendus, fatigués ou débordés, cela sort parfois en remarques sèches, en manque d’écoute, en jugement ou en agitation communicative. Le stress circule dans les relations, et pas seulement dans la tête.
Pourquoi le corps réagit avant la tête ?

Face au stress, le corps déclenche souvent d’abord une réponse rapide de survie. Ensuite seulement, si l’on crée un peu d’espace, on peut redevenir plus lucide et choisir une réponse moins automatique.
Le cerveau et le corps ne nous demandent pas toujours notre avis.
Quand un stress survient, il peut y avoir une tendance spontanée à attaquer, fuir ou se figer.
Cette logique de survie est normale. Elle n’est pas un échec personnel. Elle devient un problème quand elle pilote toute notre journée.
C’est aussi pour cela que la détente n’est pas un luxe.
C’est une porte d’entrée vers plus de choix.
Des approches de relaxation, de respiration, de pleine présence ou d’auto-hypnose peuvent aider à faire baisser l’intensité immédiate du stress et à retrouver un peu de marge intérieure.
Nous n’avons pas toujours le pouvoir sur le déclencheur. Mais nous pouvons reprendre du pouvoir sur la réponse.
Comment gérer le stress inévitable ?

Quand un stress ne peut pas être évité, le plus utile est souvent de ralentir la réaction, relâcher le corps, nommer ce qui se passe et décider de la prochaine petite action juste.
Le piège, ici, c’est de vouloir tout contrôler. Or non, tout ne dépend pas de vous. Certains événements doivent d’abord être traversés avec plus de sang-froid.
Voici un exercice simple inspiré de la logique de la vidéo :
1. Asseyez-vous et relâchez d’abord le corps
Paupières. Mâchoires. Front. Cou. Épaules. Respirez plus lentement.
2. Choisissez un stress précis
Pas “toute ma vie”. Un seul stress. Celui qui vous occupe maintenant.
3. Observez votre réaction dominante
Êtes-vous dans l’attaque ?
Dans la fuite ?
Dans le figement ?
Ou dans une agitation qui vous disperse ?
4. Faites un pas de côté
Vous n’êtes pas obligé de répondre tout de suite. Cette phrase compte. Elle redonne de la marge.
5. Décidez de la réponse la plus juste
Agir. Différer. Demander de l’aide. Accepter. Renoncer. Préparer. Vous n’avez pas besoin d’une réaction spectaculaire. Vous avez besoin d’une réponse plus consciente.
L’OMS insiste justement sur l’intérêt de revenir à l’instant présent, de s’ancrer, de respirer, puis de se recentrer sur ce qui peut être fait maintenant.
Le NIMH conseille aussi de définir ce qui doit être traité tout de suite et ce qui peut attendre, ce qui est très utile quand le stress brouille la hiérarchie des priorités.
Exemple
Vous recevez une mauvaise nouvelle financière. Votre automatisme est la panique. Au lieu de partir dans 25 scénarios, vous faites 3 minutes de détente, puis vous notez 3 actions concrètes : vérifier les chiffres, contacter la bonne personne, repousser une dépense non essentielle. Ce n’est pas magique. C’est mieux orienté.
Comment arrêter de s’auto-infliger du stress ?

Une partie du stress vient de nos pensées répétitives, de notre auto-exigence et de nos habitudes mentales. Le but n’est pas de tout lâcher, mais d’arrêter d’ajouter de la pression inutile à une situation déjà chargée.
C’est ici qu’on retrouve l’impatience, le perfectionnisme, le jugement de soi, les “je devrais déjà y arriver”, les “je n’ai pas le droit de ralentir”, les “ça devrait être simple”. Ce type de discours intérieur fatigue énormément.
Des travaux récents continuent d’associer le perfectionnisme maladaptatif et l’auto-critique à davantage de stress psychologique, d’évitement et de vulnérabilité émotionnelle. En clair : vouloir bien faire n’est pas le souci. Se maltraiter intérieurement pour y arriver en est un.
Voici 4 questions utiles :
- Quel stress suis-je en train d’ajouter moi-même ?
- Quelle histoire je me raconte en boucle ?
- Quelle exigence pourrait être assouplie aujourd’hui ?
- Qu’est-ce qui serait “suffisamment bien” au lieu de “parfait” ?
Vous pouvez aussi faire le lien avec votre tendance naturelle à remettre, éviter ou surcharger via ce test de procrastination.
Erreur fréquente
Confondre exigence saine et violence intérieure.
L’exigence saine dit : “Je veux progresser.”
La violence intérieure dit : “Je n’ai pas le droit d’être humain.”
Comment éviter de transmettre son stress aux autres ?

On transmet souvent son stress sans le vouloir, par la tension relationnelle, le ton, les micro-remarques ou le manque de présence. Prendre conscience de cela permet déjà d’éviter beaucoup de dégâts.
Quand on est chargé intérieurement, on peut devenir plus sec, plus impatient, moins à l’écoute. Ce n’est pas forcément de la méchanceté. C’est parfois une surcharge qui déborde.
La psychologie parle depuis longtemps de contagion émotionnelle. Des travaux montrent que les états émotionnels et physiologiques peuvent circuler entre personnes en interaction, surtout dans les liens proches et les environnements partagés. Autrement dit, un stress non régulé peut affecter le climat relationnel plus vite qu’on ne le croit.
L’objectif n’est donc pas de culpabiliser. L’objectif est d’assumer une responsabilité plus mature.
Demandez-vous :
- Quelle tension suis-je en train de faire porter aux autres ?
- Où est-ce que je manque d’égard ou d’écoute ?
- Qu’est-ce que je peux désamorcer maintenant ?
- Ai-je besoin de parler, de me taire, ou de revenir plus tard dans de meilleures conditions ?
Cela change beaucoup. Parfois, une seule phrase suffit :
“Je suis tendu en ce moment, je préfère reprendre cette discussion plus calmement.”
Une méthode simple en 5 étapes

Pour mieux gérer ces 3 types de stress, suivez une séquence courte : détendre, identifier, distinguer, choisir, ajuster.
1. Détendre
Commencez par le corps. Respiration plus lente. Relâchement du visage. Du cou. Des épaules.
2. Identifier
Quel stress est là, précisément ?
3. Distinguer
Est-ce :
- un stress inévitable ?
- un stress que je m’ajoute ?
- un stress que je suis en train de transmettre ?
4. Choisir
Quelle est la réponse la plus juste, ici et maintenant ?
5. Ajuster
Refaites le point dans la journée. Pas pour vous juger. Pour apprendre.
Des études sur l’hypnose et l’auto-hypnose suggèrent un intérêt potentiel pour la réduction du stress perçu et une meilleure capacité de coping, même si l’efficacité dépend du contexte, de la méthode et de la personne. Cela va dans le sens de votre approche : la détente n’est pas une fuite, c’est parfois une condition du discernement.
Pourquoi cette approche peut vraiment aider ?
Elle aide parce qu’elle ne sépare pas brutalement le mental du corps.
Elle part du réel : un être humain stressé ne raisonne pas toujours bien à chaud. Revenir au corps, aux émotions et à l’esprit dans un même mouvement permet souvent de reprendre la main de façon plus durable.
Cette logique est cohérente avec une approche corps / émotions / esprit, sobre et concrète. Formé par le Dr Richard Meyer (EEPSSA), je m’inscris dans cette recherche d’un changement à la fois profond et praticable, avec plus de 130 personnes accompagnées.
Au milieu du chemin, gardez ceci en tête : vous n’avez pas besoin d’être parfait pour être plus apaisé. Vous avez besoin d’être plus conscient de votre mode de réponse.
Si vous sentez que cela touche aussi vos blocages d’action, votre dispersion ou votre fatigue mentale, vous pouvez découvrir l’accompagnement de coach de vie à Paris 11 ou en visio.
Erreurs fréquentes
Vouloir supprimer tout stress
Impossible. Et pas souhaitable. Le but est de mieux le réguler, pas de devenir plat.
Réagir trop vite
Plus on répond à chaud, plus on subit souvent son automatisme.
Se juger pendant l’exercice
L’observation n’est pas un tribunal.
Se détendre seulement quand on craque
La régulation se travaille aussi avant le débordement.
Oublier l’impact relationnel
Votre stress ne vous concerne pas toujours vous seul.
FAQ
Non. Le stress est une réponse normale. Il devient problématique quand il déborde, dure trop, ou perturbe le fonctionnement quotidien.
Commencez par le corps : respiration lente, relâchement des mâchoires, des épaules et du front. Ensuite, nommez le stress précis et choisissez une seule action utile.
Elle peut aider certaines personnes à diminuer le stress perçu, à mieux se détendre et à améliorer leur coping. Ce n’est pas une baguette magique, mais c’est une piste sérieuse dans certains contextes.
Demandez-vous si vous ajoutez de la pression par le perfectionnisme, l’impatience, le jugement ou des exigences irréalistes.
Oui. Le ton, le rythme, les remarques et l’agitation émotionnelle peuvent affecter les autres, parfois sans intention consciente.
Commencez par réduire l’intensité corporelle. Puis choisissez une micro-action. Quand le stress est fort ou durable, un accompagnement peut être utile.
Vous pouvez explorer le Club Accélération, consulter les avis, ou regarder les séances d’hypnose en entreprise.
Conclusion
Mieux gérer le stress, ce n’est pas juste “tenir bon”.
C’est apprendre à distinguer ce qui vous tombe dessus, ce que vous ajoutez vous-même, et ce que vous transmettez autour de vous. À partir de là, quelque chose change. Vous ne subissez plus tout de la même manière.
Vous retrouvez du choix. Du sang-froid. Et souvent, une meilleure qualité de présence à vous-même comme aux autres.


2 réflexions sur “Gérer le stress : 3 types de stress à reconnaître pour mieux reprendre la main”
On parle souvent du stress comme s’il avait une seule cause et une seule solution, alors que tu montres bien que tous les stress ne se ressemblent pas et qu’ils ne se gèrent donc pas de la même façon. J’ai particulièrement apprécié cette idée qu’avant de chercher à agir, il faut d’abord identifier la nature du stress auquel on est confronté. Une approche très pragmatique qui permet de sortir du réflexe « je dois juste mieux gérer mon stress » pour adopter des réponses plus adaptées à la situation
Merci pour cet article très clair et très concret. J’ai beaucoup aimé la distinction entre le stress inévitable, le stress que l’on s’ajoute soi-même et celui que l’on peut transmettre aux autres sans s’en rendre compte. Cette grille de lecture est vraiment aidante, parce qu’elle permet de sortir du flou.
Je trouve particulièrement juste l’idée que le stress n’est pas toujours “le problème”, mais que le vrai sujet est souvent notre manière d’y répondre. Cela enlève une part de culpabilité, tout en redonnant du pouvoir d’action.
Le passage sur le corps qui réagit avant la tête me parle beaucoup aussi. On oublie souvent que la détente n’est pas un luxe, mais parfois une condition pour retrouver un peu de discernement.
Selon vous, quel type de stress est généralement le plus difficile à reconnaître chez soi : celui qu’on subit, celui qu’on s’ajoute, ou celui qu’on transmet ?